نورNoorétude coranique v1.4.1 Ouvrir l’app →

Guide

La méthode, dans l'ordre qui évite les contresens.

Quatre étapes. L'ordre n'est pas une commodité de présentation : chacune empêche une erreur que la suivante rendrait invisible.

Premiers pas dans l’application : lire, chercher, garder son travail

  1. Établir la racine réelle, pas celle qu'on suppose

    Cliquez un mot du verset. L'onglet Morphologie donne sa racine, son lemme, sa nature, son cas et sa forme verbale. C'est l'annotation du Quranic Arabic Corpus qui fait autorité ici — et elle contredit souvent l'intuition. تقوى vient de و-ق-ي, non de ت-ق-و.

  2. Voir tous les emplois coraniques avant tout dictionnaire

    L'usage interne au Coran prime sur ce qu'en disent les lexicographes. Ouvrez la concordance complète de la racine avant d'ouvrir le moindre ouvrage : vous verrez ce que le mot fait dans le texte, pas ce qu'on en dit ailleurs.

  3. Lire les lexicographes dans l'ordre chronologique

    L'onglet Dictionnaires les présente du plus ancien au plus récent. Repérez ce que chacun ajoute ou corrige. Pour une question de sens, allez d'abord aux مقاييس اللغة d'Ibn Fāris et aux المفردات d'al-Rāghib. Pour une attestation, au العين puis au الصحاح. Pour une figure de style, à أساس البلاغة.

  4. Lire l'article entier quand il est long

    Le Lisān et le Tāj consacrent parfois plus de cinquante mille caractères à une racine. Le bouton « lire la suite » les enchaîne par tranches, et la référence de page suit le passage lu — pas celle où l'article commence.

Chercher sans clavier arabe

Écrivez le mot comme vous le connaissez : riba, zakat, maruf, taqwa. L'article défini se met ou non, collé, séparé ou assimilé : al-riba, ar-riba, alriba valent riba.

Chaque résultat porte sa racine, avec un bouton qui ouvre les dix dictionnaires d'un clic. C'est le point qui compte : trouver le mot sans sa racine laisserait au milieu du gué.

Chercher par le sens

Écrivez un mot français — usure, orphelin, divorce — et Noor cherche dans la traduction. C'est une route vers le texte arabe, jamais un argument : de là, vous repartez sur le mot, sa racine et les lexicographes.

Garder son travail

Notes, tags, liens entre versets, surlignages, favoris, traductions personnelles, champs libres : tout se crée, se modifie et se supprime. Un compte garde tout cela d'une visite à l'autre, dans un espace qui n'appartient qu'à vous.

Une liste fige une sélection de versets. Une recherche gardée retient la question, pour la relancer plus tard : le corpus évolue, et la même question ne rendra pas toujours les mêmes versets.

Le canvas

Un espace libre où déposer versets, racines et notes, et les relier. L'objet « libre » sert à ce que vous voulez : prenez un sujet, et rattachez-lui les versets qui s'y rapportent. Les liens aussi se modifient : un lien dit quelque chose, et ce quelque chose s'écrit.

Noor AI

Un assistant qui travaille sur le corpus, et sur rien d'autre : il n'a ni accès au web, ni à vos fichiers. Il cite chaque source, et quand le corpus ne répond pas, il le dit.

Il tourne côté serveur : vous pouvez changer d'onglet ou recharger la page, le travail continue. Ses tableaux et graphes s'épinglent sur le canvas.

Ce qu'on peut lui demander

  • Compare ce que disent Ibn Fāris et al-Rāghib de la racine ص-ب-ر.
  • Tous les emplois de ك-ت-ب, groupés par lemme, en tableau.
  • Analyse 2:255 mot par mot et explique la structure de la phrase.

Ce qu'il faut savoir de ses limites

L'absence d'une racine dans un ouvrage donné est le plus souvent un défaut de découpage automatique, pas un silence de l'auteur. Vérifiez en plein texte avant d'en conclure quoi que ce soit.

Quatre versets ont un découpage en mots différent entre Tanzil et le Quranic Arabic Corpus (2:181, 8:6, 13:37, 37:130) : la numérotation des mots peut y être décalée d'une unité.

Une racine à finale faible ne reçoit pas les articles d'une racine à hamza — ربو n'est pas ربأ. Mais un article que le lexicographe a lui-même classé sous l'alif reste offert aux deux : on ne peut trancher sans le lire.